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 Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...

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sebastopol
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MessageSujet: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Mar 28 Mai - 14:49

Titre accrocheur non? honte

Juste parce que je vois souvent passer des instruments qui hélas sont passés entre des mains bien intentionnées, sans aucun doute, mais qui vont parfois un peu trop loin il me semble...
Sans dénigrer le job de qui que ce soit, mais il y a des moments où il me semble que le business va un peu loin...

Je suis plutôt du genre à louer et féliciter toute initiative qui remettrai sur pieds un instrument, le rendre jouable, prolonger sa vie quitte à perdre son intégrité d'origine; je ne suis pas un extrémiste!
Ce genre d'objet doit absolument être sous les mains d'un musicien, pas dans un placard ou accroché au dessus de la cheminée!

Je ne juge pas non plus les goûts de chacun en matière de "customisation" car une remise en fonction peut-être une occasion d'envisager un détail pour rendre son instrument unique...pourquoi pas, si son état d'origine est déjà à jamais perdu?
Mais la notion de bon goût est forcément difficile à trancher.

On a vu passer des instruments revus par Lenny, parfois audacieusement, en osant des écarts à la bienséance de qui connait de près les spécificités des instruments...
Je ne crie pas à l’hérésie, je trouve juste dommage de ne pas essayer de rester au plus proche de l'esprit, quand on en a le savoir et les possibilités techniques...(touche palissandre sur Triolian yellow? par exemple...).

La on a un triolian de 36 remis en marche, super, frettes neuves, truss rod additionnel, mécaniques et cône neufs: parfait pour un musicien!
Mais repeint par un carrossier; avec des techniques de carrosserie, c'est honnêtement annoncé.

http://www.nationalguitar.com/vintage-national/Triolian36Tuxedo

Pour avoir travaillé dans ce domaine, je peux affirmer que les peintures de ce type sont beaucoup plus épaisses que les produits appliqués en lutherie, et vu les reflets, je pense qu'elle à été réellement noyée dans une gangue de plastique.
(bon le "piano finish" d'époque tardive était parait-il très épais aussi...).
Autre avantage d'une teinte opaque c'est qu'on peut corriger les défauts par masticage (sur acier ou bois), la présence d'une couche apprêt souvent gris ou beige sous la teinte noire, va certainement réapparaitre dans des conditions d'usure normale, un jour où l'autre....
Oser des repères "snow flakes"...........
Cosmétiquement par contre ça brille!
Le prix aussi....pas le prix d'un instrument de musicien je trouve...mais ça se vendra certainement ?...
(En espérant que ça ne soit pas le cas, sinon ça va l'encourager à aller dans ce sens, et donc ratisser les instruments qui n'intéressent plus les collectionneurs-investisseurs car dévalués, mais qui auraient pu être accessibles à un musicien bien intentionné).

J'espère que c'était une façon de répondre aux attentes d'un client; qui finalement s'est rétracté...sinon je suis sùr qu'elle aurait plus de classe dans son état avant Botox et lifting....à mon goût....

On a plus l'impression que c'est juste une tentative pour la rendre vendable, le plus cher possible.
(Au moins personne ne dira que je suis tout le temps en train d'arrondir les angles, d'essayer d'éviter les polémiques, car je suis sûr que ça génèrera des échanges positifs et affinera le goût de chacun, de façon à ce que personne ne fasse repeindre une guitare par Ripolin à l'avenir).
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brogil
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Mar 28 Mai - 16:15

Et encore, on a évité le petit néon bleu qui éclaire le bas de caisse sur le périph...
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cizirf
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MessageSujet: reso tuning   Mar 28 Mai - 17:45

On peut lui envoyer ce lien, non ? http://www.zejackytouch.com/
Ca lui donnera peut-être des idées pour les prochaines...
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wlud
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Mar 28 Mai - 18:28

J'ai vu massacrer tellement de pièces de collection pour en faire des "customs", qu'il s'agisse d'instruments de musique, d'autos ou de motos que plus rien ne peut guère m'émouvoir dans ce domaine hélas..
C'est pour éviter que des sabraques ne se livrent à çà qu'on "classe" certaines pièces ou certaines œuvres architecturales.. Mais le classement des national ne me semble pas pour demain.. sourire
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MIG
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Mar 28 Mai - 20:32

Que c'est dommage ,ce n'est plus de le restauration ,c'est autre chose.... .
Etant ebeniste et ayant restauré bon nombres de meuble , certain tres rare et tres tres chere , je peux facilement faire le transfer sur un instrument ancien et celui la ( le reso) a tout perdu de sa "magie", il l'ont veritablement tué en quelque sorte , financierement il vaut plus grand chose.Pour une appellation "restauration" il faut a tout prix garder l'esprit de l'ancien. Il est assez amusant de voir que lenny met des sillet de chevalet en erable de plus 80 berge sur ses reso chinois ( hot rod) ce qui n'a pas de sens a mon avis et ici , il ose mettre des "materiaux" tout reçent sourire . Et ouai , le biz a tout prix , y a pas de coherence dans cette demarche. De toute façon, sauf a un richissime alliené ,il ne le vendra pas .Sans la savoir ( ou bien ça lui est egal) ,il se tire une balle dans le pied dans ce genre de demarche. Ptain, que c'est dommage...
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patrice2244
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Mar 28 Mai - 21:51

ouaip ! j'aurais été curieux de la voir avant "restauration" et aussi de l'entendre sonner avant et après ! hmmm
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belisaire
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Mer 29 Mai - 23:06

Salut tous
Aussi bien réussi que le lifting de Sheila et peut-être aussi le même timbre !
Ca doit être le même carrossier que celui de Dark Vador !
phil
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sebastopol
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MessageSujet: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Jeu 30 Mai - 15:04

hihi ! je connaissait pas "the jacky touch"; très fort... bravo !

On peut imaginer que d'origine, elle était à moitié décapée, ou même déjà enduite...probablement en si mauvais état qu'il fallait certainement intervenir.
Je préfère imaginer qu'il fallait tout ressouder, que le manche avait été rongé par son molosse etc...

C'est fou qu'en ayant sous la main des gens capables de lui faire, une peinture nitro, et pourquoi pas mème un "duco-finish"....il soit allé chez le garage Renault du coin...
Mème raclé cabossé et rouillé ça restera toujours une trace de l'histoire de l'instrument, une partie de son caractère; comment c'est possible qu'avec le job qu'il fait, il n'aie pas compris ça?

C'est comme ça que j'ai découvert dans ma boite au lettre une vielle gratte que le type à essayé de polir....oui mais comme Lenny; surtout pas à la main quand on est américain; la machine ultra puissante y a que ça de vrai quand on est Texan!

(c'est aussi de cette façon que de magnifiques exemplaires gravés ont étés traités, pour les faire briller à mort; en atténuant la subtilité des motifs...et surtout en altérant le nickel si incroyablement délicat, une gratte qui aura dormi dans sa crasse pendant 90 ans sera toujours moins soumise à l’oxydation qu'une de celles qui sont passées par chez lui...).

Et bien dans mon cas la voilà "voilée" sous des reflets de nuages assez localisés sur le dos...heureusement il à lâché l'éponge devant la profondeur des rayures.........la table à failli y avoir droit aussi, mais au "Drémel" plus délicat cette fois hihi ! sauf que l'embout de feutre à dû s'envoler sous la pression du bourin et du coup j'ai un genre de "wigle border" façon "style 1.5" dans un coin!

honte Je vais pas cracher dans la soupe, c'est grâce à ça que j'ai pu y accéder, plus personne n'en voulait!

J'ai toujours une grande sympathie pour les instruments qui ont eu un lourd vécu....preuve qu'ils ont étés joués, et donc aimés, derrière une touche ravagée je vois des centaines de samedis soirs, des milliers de semelles usées par la danse, des dizaines d'histoires d'amour nées, de pleins wagons de peine balayés par la musique...
Un instrument usé et rafistolé, qui ne représente plus d’intérêt passe dans une tout autre forme de noblesse; comme sa côte chute, il y a d'avantage de chances qu'il atterrisse chez quelqu'un d'assez fou pour le faire vivre, et générer de la musique....que chez un spéculateur qui ne visera que le bénéfice financier.

Hélas...Lenny est passé par là, espérons qu'elle lui restera sur les bras; ou que quelques gens sensés lui fassent apparaitre le non sens de sa démarche...Marc Schoenberg?

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Papy
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Jeu 30 Mai - 21:39

l'offre et la demande, rien de nouveau.

danse
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Aël
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Lun 3 Juin - 22:21

.

Je suis tout à fait d'accord avec Seb.... que dire... au début nous disions qu'il était un peu un genre de goofie ce Lenny... mais à force... nous allons être moins polis...

Ce qui est fou c'est que dans certain cas... la massacre est pardonnable... je dis bien dans certains cas... je veux veux dire on arrive à comprendre...

Le jour où Cyril L c'est pointé avec son duolian chez un magasin style rue de douai en disant.. j'ai un concert ce soir devant tant de personne et j'ai besoin d'amplifier la guitare (c'était quelque chose comme dans les années 80 si j'ai bien tout compris)... le vendeur à sorti sa scie sauteuse ...une lame métal... et zou... un micro de strat (approximativement c'est ça l'histoire, Pascal ou Mike nous la confirmerai ou infirmerai).... bref... à cette époque un duolian rue de douai... ce devait être assez "guitare martienne"... bref... autre époque.
en tout cas là, même si cela fait mal.... j'arrive à comprendre par rapport aux connaissances de l’époque et aux moyens techniques (pas d'highlander en stock)

le Problème avec Lenny c'est que plus il en ouvre des guitares des années 20-30 ... plus il nous fait des trucs comme ça.... alors ça devient vraiment énervant... (et il en a eut un sacré nombre dans les mains)

qu'il vende fièrement ses recording hot rod machin pour des avions de chasse et puis qu'il laisse les autres dans leur jus.

et que je porte une style 3 SQ neck sous la polisseuse de chez NRP pour que ça brille et que ce soit plus vendable... et que je fasse changer tout les SQ neck duolian pour des round neck nrp estampillé National et non NRP (et évidement je vends les manches SQ neck vintage à coté a des prix prohibitif)

Bref... j’arrête là... Seb a déjà tout dis (dans d'autre sujets passionnants... notamment le coup de "je mets des sillets en bois de 1930 dans mes chinoiseries")....

mais vraiment c'est fou qu'a force de les démonter comme je le disais il n'arrive pas à rentrer dans le coeur de ces instruments... à ce que l'âme de ces guitares le touche.... à comprendre ce que lui renvoi ces engins des années trente

personnellement... chaque jour qui passe je me rends compte que je ne m'y connais vraiment pas en National ou Dobro tellement il y a de choses fascinantes dans leur fabrications, de détails, de finitions variées....

Lenny lui il a un bon garagiste avec de la peinture noire... alors Zou !!!!!!

PS si il faisait le quart ce ce genre de transformation actuellement sur des tele ou strat des années 50 ou 60.... il aurait besoin de garde du corps car les gens seraient fous face à ça "la telecaster de 1957, je l'ai repeinte de vert kaki car elle était abimée... il y avait même une rayure maintenant elle est nickel"


.



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Jipes
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Ven 23 Mar - 16:21

Bon pas vraiment dans la catégorie maquillage mais bel exemple des surprises qu'on peut avoir avec des resonateurs à restaurer. Cet artisan fait du très beau travail mais il se retrouve face à un étrange Résonateur

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Aël
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Ven 23 Mar - 18:26

Merci Jipes pour ce lien... effectivement... ÉTONNANT !!!
Le monde du des instruments à résonateur est un monde d’orfèvres et de bricoleurs ... c'est cela qui est bon !
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sebastopol
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Dim 25 Mar - 14:18

Il s'agît d'un résonateur de la marque "Schireson", vendus sous différentes marques, comme souvent à cette époque du côté de Chicago.

https://jakewildwood.blogspot.fr/2017/08/1930s-radio-tone-style-squareneck.html
Marque qui s'est fait traîner en justice vite fait bien fait, pour plagia, bien que le système soit assez différent, mais aux USA la justice est toujours aux côtés de ceux qui ont les moyens de l’infléchir à leur guise....
(le détail de cette affaire est relaté dans un livre bien connu...).

il ne s'agît donc pas d'un bricolage, mais bien d'un montage d'origine, avec diapason faux...........le concept de l'objet destiné à être vendu, mais pas utilisable était déjà à la mode; National a aussi sorti des modèles à diapason incohérent...
Mauvaise communication entre les ateliers sous traitants?...ou liquidation de stocks de manches, et de corps dans la bousculade?...
National aurait saisi le stock de Schireson suite au procès.......on peut imaginer qu'ils ont ensuite liquidé le tout, sous d'autres labels, et après tout pourquoi rendre ces instruments jouables, puisqu'ils ne représentent plus de concurrence? quand bien mème, ils peuvent devenir un "faire valoir"; une pâle copie qui démontrera la supériorité des instruments National?
Bien que je penche plutôt pour une simple liquidation sans plus de scrupules pour les musiciens.

Toujours terrassé par l'idée d'appliquer une machine à polir sur un instrument ancien......les parties saillantes seront plus attaquées que les surfaces plates, aucun outil autres que la main et l’œil ne peuvent donner un résultat respectueux.

Gagner du temps?
A la bonne heure; quand on est face à un instrument à traversé le siècle pour arriver jusqu'ici.................................................
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Jipes
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Dim 25 Mar - 19:03

sebastopol a écrit:
Il s'agît d'un résonateur de la marque "Schireson", vendus sous différentes marques, comme souvent à cette époque du côté de Chicago.

https://jakewildwood.blogspot.fr/2017/08/1930s-radio-tone-style-squareneck.html
Marque qui s'est fait traîner en justice vite fait bien fait, pour plagia, bien que le système soit assez différent, mais aux USA la justice est toujours aux côtés de ceux qui ont les moyens de l’infléchir à leur guise....
(le détail de cette affaire est relaté dans un livre bien connu...).

il ne s'agît donc pas d'un bricolage, mais bien d'un montage d'origine, avec diapason faux...........le concept de l'objet destiné à être vendu, mais pas utilisable était déjà à la mode; National a aussi sorti des modèles à diapason incohérent...
Mauvaise communication entre les ateliers sous traitants?...ou liquidation de stocks de manches, et de corps dans la bousculade?...
National aurait saisi le stock de Schireson suite au procès.......on peut imaginer qu'ils ont ensuite liquidé le tout, sous d'autres labels, et après tout pourquoi rendre ces instruments jouables, puisqu'ils ne représentent plus de concurrence? quand bien mème, ils peuvent devenir un "faire valoir"; une pâle copie qui démontrera la supériorité des instruments National?
Bien que je penche plutôt pour une simple liquidation sans plus de scrupules pour les musiciens.

Toujours terrassé par l'idée d'appliquer une machine à polir sur un instrument ancien......les parties saillantes seront plus attaquées que les surfaces plates, aucun outil autres que la main et l’œil ne peuvent donner un résultat respectueux.

Gagner du temps?
A la bonne heure; quand on est face à un instrument à traversé le siècle pour arriver jusqu'ici.................................................

Merci Sebastopol, incroyable cette histoire et ce système de biscuit semble finalement donner de chouettes résultats une fois réglé correctement
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niaro
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Dim 25 Mar - 21:57

Je remet ça là car ce modèle est quand même incroyable:

https://reverb.com/item/11022182-national-duolian-1932

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sebastopol
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Lun 26 Mar - 14:26

Ah la revoilà...............hé-hé, faut absolument trouver la tenue de scène assortie!!!!
Il y a une bon potentiel sous ce maquillage un peu lourd.....avec un prix plus réaliste permettant une restauration...

Dans les jolis potentiels je trouve que celle-ci commencerait à être séduisante:
https://reverb.com/item/6953246-national-style-0-resonator-round-neck-1930-steel-with-hawaiian-inlay
Il y a de fortes probabilités que son corps soit composite....acier, cuivre, maillechort ou laiton.... et plus léger que les brass habituels... hmmm
Si le prix baissait un peu, en espérant que le manche n'a pas été trop lourdement poncé car tous les angles semblent arrondis, un vernis très épais peut donner cette impression...
Vu l'espace entre touche et table, la table est probablement en amorce de déchirement; le stick voit sa force de poussée sous a table augmenter avec le temps, et se concentrer sur le début de l'ouverture d'insertion du stick...
(pensez y quand vous voyez quelqu'un pousser son manche en avant, pour faire une effet de vibrato en descente......à la façon dont un musicien très connu en donnait l'exemple sur des instruments modernes, bien plus solides que les anciens...je me demande combien d'instruments ont étés ruinés dans ce mimétisme stupide, cet amalgame entre NRP et National?...les percutions énergiques aussi.....).
Ce point de jonction est le point vital des basses, de la plénitude sonore; dès que ça s'écarte le son s'éteint!
Ca doit être rattrapable...du moins ce genre d'instrument est plus rare, avec un potentiel sonore plus intéressant, quand bien mème le résonateur original ne serait plus là, je ferais confiance à Mike Lewis pour faire revivre ce trésor!

Mais je m'écarte du sujet...
Enfin; si j'avais des sous à dépenser............... pfff

Pour en revenir à Schireson, ou à "ce qui résonne"......... mon oeil  vrai que ça fonctionne aussi, mais avec un volume et une définition très en dessous....la masse du chevalet, sa hauteur, doit vraiment tuer la dynamique...
Mais ils ont sortis des modèles avec des design très réussis; je crois que l'incontournable Bottleneck John en a modifié une pour y insérer un cône de type "biscuit" avec succès...
Ce qui me turlupine c'est qu'ils vendaient aussi sous cette marque des hawaiiennes en bois, de type weissenborn, nommées "Lyric"........

http://blog.musicgoroundstlouis.com/lyric-style-vi-hawaiian-lap-slide-guitar/

......très jolies, mais plus souvent commercialisées sous le nom de "Hilo" mais fort probablement fabriquées par Oscar Schmidt bien que ce ne soit que de la théorie.
Ces guitares sont les seules copies de Weissenborn, diffusées dans la mème période.
Leur barrage en échelle leur donne un son très différent...se trouvant en trois ou quatre finitions et essences, du ultra cheap (cedrela odorata, utilisé pour faire les boites à cigares à cause de son parfum...donc une vraie cigar box guitar!), au koa "ropé" tip-top.........le grand écart en qualité...hélas si finement construites, si légères, que les rares survivantes sont bardées de fissures...

Ces instruments, et cette marque m'intéresse car historiquement, c'est hallucinant de se dire qu'ils étaient au mème endroit, au mème moment, regardant dans la mème direction...installés à Los Angeles, à quelques rues de chez Mr Knutsen, et de mr Weissenborn...pas loin de l'embranchement de la Hondo river sur la los angeles river; dans le mème quartier quasiment!
National était un peu plus à l'est....mais voilà les seules marques (principales, ou à large diffusion) à avoir véhiculé cette idée d'un manche creux!
Qui a influencé, ou inspiré qui?....
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niaro
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Mar 2 Oct - 19:40

Celle ci a tout du frankenstein en acier, j'ai même du mal à comprendre ce qui a pu lui arriver!ouin !

https://www.ebay.fr/itm/323476510896?ul_noapp=true

J'espère ne jamais revoir autant de vissage sur un autre instrument non-non
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sebastopol
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MessageSujet: Re: Restauration; limites entre sauvetage ou maquillage...   Jeu 4 Oct - 9:48

Humpffffff........ tooo

C'est souvent en Allemagne que j'ai vu les réparations les plus crues!

Ici il y a eu tentative de redresser un choc latéral sur la zone aux longues déchirure courbes; un métal aussi fin et sévèrement tordu ne supporte pas d’être contraint une nouvelle fois à l'opposé....ça cisaille.
D'autant que les éclisses étant pressées d'une seule pièce avec la table (ou le dos pour les 14 cases), elles sont poussées aux extrêmes limites de leur finesse au moment du pressage.
Le métal est super tendu, et affiné; du coup ça arrive souvent les déchirures d'éclisses qui partent à 90°.

Et ça vaut le coup de les laisser vivre (ça me rappelle un point vu dans un autre sujet...), si j'étais confronté à ce type de problème, et que la déchirure soit absolument gênante, sur un endroit crucial genre sous l'avant bras; je pense que j'opterais juste pour une stabilisation à l’intérieur avec une plaque et une résine de type epoxy; ça éviterait toute chauffe ou abrasion et resterait totalement réversible le jour ou l'un de nos descendant pourra souder ça avec des yeux bioniques au laser.
(attention je ne dis pas que c'est ce qu'il faut faire, c'est seulement ce que je ferais)

il est plus que probable que les éclisses aient été doublées par une plaque de renfort à l'intérieur...avec quelques boulons on fait des miracles...ces plaques d'ajout sont elles stables pour autant?...ça ouvre autant de chances de Buzz intempestifs...mais bon avec un micro magnétique et la prise jack+ l'attache courroie, on a tout le confort moderne.
Suffit de brancher une boi-boite électronique qui neutralisera les bruits parasites.

A ce prix, plus le prix de la boite; on trouve mieux...
Quelle ruine... pfff

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