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 Une photo des ateliers Amistar

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sebastopol
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MessageSujet: Une photo des ateliers Amistar   Mer 29 Nov - 14:39

Alors pour dissiper tout malentendu; je ne suis toujours pas chez le bouc, mais comme ma copine y est, c'est très pratique pour fureter, et découvrir que beaucoup de documents importants y sont coincés...

Avant tout, je ne dénigre personne, et dieu sait à quel point j'admire les pionniers qui ont eu cette superbe dynamique de refabriquer ces instruments disparus depuis quarante ans.
Au début des années 90; il fallait un sacré courage pour se lancer avec si peu d'infos!
Bravo à eux, ce sont mes héros! (que ce soit de ce côté-ci de l'océan, ou de l'autre)

Ici une vue des artisans qui réalisent (ou réalisaient) les Amistar....sympa de voir leur visage; mais....mais....c'est une mise en scène.
Je n'affirme pas que c'est bidon, mais là ils font semblant de travailler, sur des tâches qui ne correspondent en rien avec les outils utilisés pour la pose.

Celui qui semble repousser des cônes...ben malgré la faible définition de l'image, il fabrique des gamelles pour chien...la pile de rondelles sur la table ne ressemble pas à un tas de cônes, et surtout, l'énorme outil dont il se sert traduit un effort sur une tôle très épaisse et rigide (pour des cônes de tricone, Mike Lewis se sert d'un outil similaire à ceux de mon dentiste...minuscule, et pour comparer l'incomparable; il existe une vidéo chez NRP de Don Young en train de tourner des cônes, avec un engin à roulette relativement lourd, ce qui permet visuellement d'établir une preuve de la différence sonore à laquelle on peut s'attendre).

Ensuite le personnage tenant une table de tricone, face à une presse, mais cette presse expose une forme et contre-forme ronde, de la taille d'une gamelle pour chien, ou à la rigueur cet outil pourrait laisser imaginer qu'il sert à l'emboutissage d'un soundwell de ukulélé, ( il me semble qu'ils sont emboutis en une seule et mème pièce avec la table, sur la plupart des copies, bien que je n'aie jamais aperçu un ukulélé Amistar)
........visuellement de loin ça ressemblerait beaucoup à l'une des images d'archive connue de la fabrique National, issue d'un catalogue d'époque....mais la machine n'a pas la mème fonction, le geste n'est pas réel!

à l'arrière plan un cône semble posé sur un étagère devant la fenêtre, mais si je me fie à la taille d'une carafe thermos placée au fond, la taille de ce cône ne correspond à rien de connu, il n'a pas de bowl, mais un sommet pointu, est trop grand pour ètre un cône de tricone...), que ferait un seul cône là? est-ce seulement un résonateur?...mais rien dans cet atelier ne ressemble à ce qui serait logique de trouver dans un atelier travaillant sur ce type d'objets, aucun stock en processus.....pas de chutes de découpes...

Une autre photo pourrait laisser imaginer que l'homme semble avoir embouti les ouïes avec une presse-emporte pièce....mais rien ne laisse comprendre comment il calerait sa table exactement au bon endroit, comme si il l'avait fait à la volée?....et sur ce genre de tache, le gars ne va pas se lever, apporter sa table, la traiter, puis se relever, embarquer la pièce traitée et aller en chercher une autre...ça fait des kilomètres en fin de journée...seule une seconde table attend, posée négligemment sur une desserte d'atelier à l'arrière plan, OK c'est le foutoir sous la table mais quand mème, c'est fichtrement mal organisé, ces gars semblent avoir de la bouteille, le travail ça s'organise naturellement de façon plus efficace sans y réfléchir, l'économie de gestes, la prudence pour éviter l'accident ou la casse; si cette table tombait de sa déserte....

Ils ont de bonnes bouilles ces métaleux, mais je me demande si ils ont jamais bossé pour Amistar?

https://www.facebook.com/amistarguitars/photos/a.763559987004516.1073741833.219200921440428/763560030337845/?type=3&theater

A quoi bon poser de la sorte...organiser cette séance fictive (si elle l'est)?...il suffisait de passer un jour dans la semaine pour voir des piles de coverplates, ou de corps en attente....

Une rumeur dit que les pièces viendraient d'autres ateliers, ....loin de Prague........c'est vrai que je n'ai pas encore trouvé d'images laissant comprendre que le travail du métal était faisait effectivement à Prague, il existe un reportage, mais seulement gravure et assemblage semblaient être effectués sur place:

http://www.ceskatelevize.cz/ivysilani/10805121298-gejzir/215562235000005/obsah/382016-ceska-dobra

Bien sur quelques pièces traînent par ci par là...mais il manque quelque chose non?... hmmm

J'ai toujours trouvé assez injuste que Hans Graff aie signé les "Continental" sorties de l'atelier de Frantuzek javurek...me laissant aller à penser que ceci aurait pu déclencher la séparation, puis la création de "Amistar"...mais je me rends compte que la signature ne veut peut-ètre pas dire grand chose.......chez Continental, aujourd'hui, la signature est celle du "Boss" alors qu'on peut voir sur leur site le petit gars aux cheveux longs qui se charge du set-up final...à partir de pièces qui viennent fort probablement de loin.....
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MessageSujet: Re: Une photo des ateliers Amistar   Lun 16 Avr - 14:57

Voilà l'extrait d'un échange avec un ami du forum, juste pour aider à faire un peu de lumière...
J'ai été très cordialement reçu par un vendeur très sympa.
Voilà mes impressions:

Cet instrument acheté neuf devrait dater de 2014, ce qui lui fait juste 4 ou 5 ans, et le manche donne déjà un décrochement caractéristique des anciennes qui elles ont 80 ans et plus.....pourtant seulement jouée en dadgad tirants médium...

Ca traduit clairement un problème de conception similiaire aux Continental de première génération:

Sur les résonateurs avec corps en métal, le corps de la guitare est sensé se mettre en tension de l’intérieur; c'est le cas sur les anciennes et c'est une part de leur conception que peu de gens ont compris.
La tôle étant fine et souple, elle se bombe vers l’extérieur sous la poussée du stick et celle des "mushroms"....je pense que Franta Javurek abordait plutôt la caisse comme une surface stable et droite...comme du bois....

Du coup il ajoutait une cale entre la touche et la table pour donner plus d'angle de renversement, mais ceci l'oblige à enlever de la matière à l'arrière du talon.
Mais après quelques années de traction le métal étant bien plus souple que le bois, le talon se soulèverait; si il n'avait pas ajouté une vis qui presse l'éclisse contre l'extrémité du talon depuis l'intérieur!!!
(vis visible depuis l’ouïe, placée entre le stick et le dos.....)
Tout à fait comme sur les vielles Continental!!!!! kwa !?
Une vis avec un œillet pour répartir la pression, mème histoire!

(je mets en garde les loulous qui aiment jouer debout.....si vous voulez mettre une attache courroie sur une "Amistar" choisissez bien l'endroit ou vous allez percer!!!!)

Donc si tu regarde le manche depuis le sillet en alignant les frettes, on voit un changement de plan quand la touche arrive sur la table; exactement comme si la guitare avait 80 ans!!!! kwa !?

Dommage car je pense qu'il est passé à deux doigts de faire des instruments géniaux!
Les cônes semblent quand mème bien fabriqués et relativement fins, juste de par les marques de façonnage. et le fait qu'il y ait une cale (d'origine) cachée sous le cordier, pour le soulever un peu, et donc atténuer l'angle vers l'arrière.

Pour moi c'est une bonne guitare à résonateur, avec du volume et des harmoniques, mais ce n'est pas ce que j'espérais d'un tricone.
Le son reste dur, fait ressortir l'aspect métallique, manque de densité sonore, de chaleur, de tendresse.
Ressemble trop à un single-cône.

Outre le fait que le manche va poser problème si on descends trop le sillet pour récupérer de la justesse et de la hauteur de cordes, les frettes en bas du manche vont se mettre à friser si on vise un réglage bas, et les cordes vont sauter de leur encoche sur le chevalet.
Je pense que la plupart des Amistar vont nécessiter des "neck-reset" précoces!

Mais leur caisse est un peu plus fine que les chinoises, je pense que le poids correspond à celle que j'ai recensé avant (dans les 4,9 KG, mais j'ai oublié ma balance!).

Bref je pense que mieux peut se trouver....après à essayer quand mème, car ça dépend de ce que tu attends d'un tricone.
J'essaierais de poster ces impressions sur un sujet dédié.
Ces Amistar ont quand mème un gros souçi de conception tooo

Neck-reset précoce à envisager pour ceux qui jouent avec une action basse, pour le slide ça ira toujours mais adieu la justesse en bas du manche...comme une vielle ....sur cet aspect uniquement.
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MessageSujet: Re: Une photo des ateliers Amistar   Jeu 19 Avr - 11:38

J'ai tapé ce compte-rendu très rapidement, mais je reviens dessus avec quelques détails de plus:
Le sillet de chevalet est en érable "capé" avec une épaisseur d'ébène (d'origine), ce qui est un facteur à garder en tète dans la perception de ce son qui semble un peu dur et pas très chaleureux.

Oh en y réfléchissant je me suis rendu compte que le choix d'un neck-stick de section plus large et moins profonde, pourrait expliquer cette approche?

Les anciennes National ont un neck-stick de section plutôt rectangulaire, dont la section la plus large est placée dans le sens de la traction des cordes, pour y opposer un maximum de résistance, donc perpendiculaire au plan de la touche.
C'est logique.
Le principe des poutres de votre toiture...

Mais Ici j'ai vu un stick plutôt de section amoindrie dans ce sens mais élargie, plutôt carrée que rectangle, (la vis placée dans le talon, entre le stick et le dos, ne serait jamais passée avec des proportions à l'ancienne, d'ailleurs je plains le type qui devait serrer ces vis toute la journée, bonjour l'accès...).
Cette section doit avoir un peu plus de souplesse, et être moins stable dans le temps que la section rectangle, ceci obligerait peut-ètre à penser à d'autres moyens de stabiliser l'ensemble; d'où cet attachement systématique à monter absolument trois "Mushroms" entre le dos et le stick, souvent le troisième étant monté très haut quasiment sous la touche, alors que deux seraient suffisants, (et souvent le fait de supprimer le troisième libère le son sur les copies asiatiques).

Je pense que ça expliquerait ce vieillissement accéléré de l'angle de renversement, et le fait que Franta devait se battre avec la souplesse relative de tous les éléments, caisse y compris, en s'acharnant à essayer de bloquer-stabiliser tout le monde, alors que l'esprit est plutôt d'exploiter et d'équilibrer les mises en tension opposée de chaque élément.

Évidemment c'est beaucoup plus hasardeux car ça peut nécessiter de nombreux ajustements successifs, par tâtonnements.
De plus, il est presque impossible de pouvoir juger instantanément le résultat du montage, car la souplesse relative de tous les éléments nécessite un temps de repos, où les pièces vont trouver leur place petit à petit sous la tension, se stabiliser les unes contre les autres.

Temps obligatoirement ennemi de la rentabilité; je comprends qu'il cherchait plutôt une méthode chiffrable, concrète et systématique.

Vu la diversité de variantes de montages que l'on peut observer sur les anciennes, (plus ou moins de vis dans la touche, plus ou moins de mushroms, ou de cales ici où là)......il est fort probable que les ajusteurs devaient travailler comme des brodeuses; il ne m'étonnerait pas que chaque instrument nécessitait une approche spécifique (pas de machines numériques, les formes de manches, de talon, l'angle du stick, devaient certainement avoir des marges de tolérance aléatoires)....et une période de repos avant livraison.

Plus j'observe les copies, plus je suis fasciné par ces instruments conçus à une époque unique dans l'histoire de l'humanité, ou la conception des instruments était pensée en regard d'une production quasi industrielle, mais avec encore une place pour le travail humain et ses aléas... pfff


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